Bonsoir, j’ai quelques petites choses à vous apprendre que j’ai moi-même apprises il y a quelques heures, lors de la conférence de Stéphane chez nos amis alsaciens. Nous sommes allés à la rencontre du groupe Phosphore à Logelheim où il a apporté sa façon de voir les moments difficiles . Pendant un peu plus d’une heure Stéphane les amenés à réfléchir pour les jours à suivre.

En effet, de nombreux points communs entre le monde du sport de haut niveau et le monde du travail ont été évoqués.

Principalement le « Projet de vie » traduit par Stéphane en « Ce pourquoi je suis là ». Vous pensez bien qu’il arrive a un moment dans la vie de l’employé, ou même du patron, où il ne sait plus forcément pourquoi est ce qu’il vient travailler chaque jour (faire le tour du monde? s’acheter une piscine? prouver à un membre de sa famille qu’il est capable de faire quelque chose? …)

Stéphane a parlé de sa méthode et de sa manière de faire, notamment pour se confronter à la difficulté. Eh bien tout simplement, il suffit de rendre les choses difficiles en faciles. Il s’est même qualifié de fainéant…… Je vous rassure, j’ai éclaté de rire dès qu’il a prononcé ce mot, mais en y réfléchissant, je me rends compte qu’il n’a pas tord. Les employés de l’entreprise ont vite remarqué que Stéphane était un « bonhomme atypique », ce bonhomme veut avoir donné le meilleur de lui-même le jour de la course, ceci sans avoir dépensé la moindre énergie jusqu’à la ligne d’arrivée. Ne lui demandez pas s’il a bien « récupéré » de sa dernière course, il vous répondrait qu’il n’a absolument rien perdu!

Si jusqu’en 2009 il a eu des entraînements intensifs et codifié (c’est le fait de penser qu’il progressait si il avait des courbatures ou le goût du sang dans la bouche), il s’est ensuite créée une nouvelle philosophie; aller vers l’impossible, et profiter des échecs pour s’améliorer. Il pensait aussi qu’il fallait être bon dans tous les domaines donc il a travaillé sur ses points faibles. Ça lui a fait comprendre que c’était une mauvaise idée, non seulement parce que ça montrait  aux autres ses faiblesses, mais aussi parce que l’on ne peut pas être parfait. Il a donc travaillé sur ses points forts… Stéphane a beaucoup progressé à partir du moment où il a décidé d’être meilleur grâce à l’autre, en d’autres termes il faut trouver des gens meilleurs que soi et les comprendre les « essorer », échanger pour savoir pourquoi ils sont meilleurs, ceci sans jalousie ce qui permettra d’être tiré vers le haut.

En tant que préparateur mental, pour « Garder un niveau optimum jusqu’à votre ligne d’arrivée » il conseille de maintenir sa zone de confort (routine, habitudes) tout au long de l’effort/de la période. Ensuite le travail au quortidien permet d’élever cette zone de confort, en être tous les jours un peu au dessus.

Du côté travail, lorsqu’on a un objectif à atteindre mais que ce dernier vient du monde extérieur, il faut trouver un but personnel, son propre défi. Lorsque ça vient de soi c’est tout de suite plus motivant!

Un autre exemple qui est valable pour le sport tout comme dans une entreprise, c’est que si l’on vise la moyenne d’une courbe, on restera moyen, alors que si l’on s’intéresse plutôt au dessus de la courbe, on s’améliorera obligatoirement.

Stéphane a pu s’adresser aux managers, qui ont un rôle de motivation. Ces derniers doivent tout faire pour analyser chaque collaborateur: que faire pour que celui-ci soit meilleur la prochaine fois? Il faut apporter des solutions plutôt que de condamner  un échec.

Pour réussir et atteindre son objectif, il faut juste s’assurer d’être au dessus de la contrainte. Dans une situation où je prévois d’aller courir, mais que je reporte ça au lendemain parce qu’il pleut, je me situe en dessous de la contrainte (pourtant si j’y allais avec un vrai ce pourquoi je cours je ne sentirais même pas la pluie)…

Enfin, j’apprendrai peut-être à une partie d’entre vous que grand nombre des sportifs de haut niveau n’ont pas de réelle passion pour leur sport… Ils se servent seulement d’un moteur; leur but personnel, leur « Ce pourquoi je fais ça », comme une mission de vie.

Beaucoup se demandent comment Stéphane a pu courir autant de kilomètres sans abandonner n’est ce pas? Il ne fait pas forcément cela par passion par la course à pied ou je ne sais quelle raison, mais plutôt pour un but très personnel…

J’espère que cet article vous aura plu, je vous retrouve demain soir après avoir passé une journée superbe, et j’aurai l’occasion de poster beaucoup plus de photos 🙂

Gaëlle

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